À propos de nous
Un Monde en Crise
Nous traversons une longue période de profonde crise structurelle du capitalisme.
Le monde est confronté à une crise profonde et structurelle du capitalisme. Cette défaillance systémique se traduit par une crise sociale marquée par les inégalités et la faim, une catastrophe environnementale et un affaiblissement politique de la démocratie. Alors que le capital financier spécule dans un contexte de baisse de la rentabilité, l’impérialisme étasunien recourt à la guerre hybride pour maintenir son hégémonie militaire face à un monde multipolaire en plein essor.
De plus, la montée du néofascisme constitue une menace directe pour la justice sociale. Alors que le néolibéralisme atteint ses limites, cette crise des valeurs exige une transformation radicale pour protéger à la fois la vie et la nature.
UN MONDE
EN CRISE
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EN CRISE
Régions
ASIA
Workers Party of Bangladesh
The Workers Party of Bangladesh was founded in 1980 and continues to uphold Marxist-Leninist principles, the legacy of the Liberation War of 1971, and an agenda of worker-peasant power, secularism and anti-imperialism. The party campaigns to address corruption, economic inequality and global capitalism’s impact.
SITE OFFICIELMazdoor Kisan Party
The Mazdoor Kisan Party of Pakistan, born in 1968, has its roots in the struggle of workers (mazdoor) and peasants (kisan) against feudal and colonial legacies. The party continues to mobilize for land rights, tenant protections and class justice in Pakistan’s rural areas.
SITE OFFICIEL
ARAB AND
MAGHREB
Moroccan Association for Human Rights (AMDH)
Founded in 1979 in Rabat, the Moroccan Association for Human Rights (AMDH) is one of Morocco’s largest civil-society organisations, devoted to the defence of human dignity, civil, political, social and economic rights in Morocco and Western Sahara. With more than 60 local sections, it engages in education, monitoring rights violations and empowering victims.
SITE OFFICIELWorkers’ Party of Tunisia
The Workers’ Party of Tunisia (Parti des Travailleurs) is a Marxist-Leninist party founded in 1986, legalized in 2011, rooted in the Tunisian working class and the struggle against neoliberalism and imperialism. It participates in popular movements, trade-unions and political education, seeking to advance socialism, workers’ rights and democracy in Tunisia.
SITE OFFICIELEUROPE
Potere al Popolo (Power to the People)
Potere al Popolo (Power to the People) is an Italian is a political party founded in 2017 that unites activists, worker movements and social forces around anti-capitalism, feminism, ecology, and popular participation. Representing a renewal of popular politics in Europe, it advocates real democracy through everyday self-organization and international solidarity.
SITE OFFICIELLATIN
AMERICA
AND THE
CARIBBEAN
CUC (Committee for Peasant Unity)
The CUC – Committee for Peasangt Unity (Comité de Unidad Campesina) is a broad and pluralist organization of Guatemalan peasants and indigenous rural workers, founded in 1978. It fights for agrarian justice, gender equity, ethnic rights, and self-determination of rural communities in the face of militarization and land grabbing.
SITE OFFICIELALBA Movements
ALBA Movimientos (ALBA Movements) is a regional network that brings together more than 200 organisations across 25 countries of Latin America and the Caribbean. Rooted in popular movements and anti-imperialist politics, it advances a project of social emancipation from the peoples themselves. ALBA Mevements coordinates continental mobilisations, political training and solidarity campaigns that challenge neoliberal integration and defend sovereignty across the region.
SITE OFFICIELNORTH
AMERICA
PSL (Party for Socialism and Liberation)
The Party for Socialism and Liberation (PSL), founded in 2004 in the United States, is a revolutionary socialist organization which argues that capitalism and imperialism must be overthrown for humanity to thrive. With a programme rooted in workers’ rights, racial justice and international solidarity, the PSL participates in electoral campaigns, mass protest and political education.
SITE OFFICIELCodePink: Women for Peace
CodePink: Women for Peace is a U.S.-based grassroots anti-war and feminist movement founded in 2002, committed to ending militarism and U.S. interventions worldwide. Through direct actions, digital campaigns and alliances with global peace initiatives, CodePink redirects military spending toward healthcare, education and sustainable jobs.
SITE OFFICIELSUB-SAHARAN
AFRICA
Socialist Movement of Ghana (SMG)
The Socialist Movement of Ghana (SMG) is a Pan-African socialist organization founded to build collectives of workers, youth, and women across Ghana’s regions, advancing campaigns for economic rights, anti-imperialism and continental unity. SMG has developed an expanding network of regional branches and articulates a vision of African socialism rooted in popular self-organization.
SITE OFFICIELNational Union of Metalworkers of South Africa (NUMSA)
The National Union of Metalworkers of South Africa (NUMSA) is the largest metal-workers union in South Africa, organising across the motor, engineering, tyre and rubber sectors and grounded in a Marxist-Leninist outlook of worker-controlled power. NUMSA champions collective bargaining, legal protections, and working-class internationalism.
SITE OFFICIELPlateforme Politique
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Lutte anticapitaliste et en faveur d’une nouvelle forme d’organisation sociale dans nos pays
Le mode de production capitaliste n’est plus synonyme de progrès. Il a cessé d’être une solution aux problèmes des personnes comme le sont la garantie au travail, à la terre, à l’éducation, au logement et à l’égalité sociale. Au contraire, c’est un système qui relève du passé, qui ne fait que concentrer la richesse et promouvoir les inégalités et les injustices sociales. C´est la raison pour laquelle, l’AIP lutte pour renverser ce système et créer les conditions nécessaires à l’adoption d’un nouveau mode de production post-capitaliste, en accord avec les conditions objectives (forces productives existantes) et les conditions subjectives (la capacité organisationnelle du peuple). Chaque peuple saura, en son temps, comment le nommer, soit comme socialisme, soit comme libération nationale, ou encore bien-être. L’important c’est que ce soit un système basé sur la recherche de l’égalité sociale, de la justice et de solidarité entre tous, éliminant l’exploitation des travailleurs et travailleuses de la Terre-Mère.
Lutte anti-impérialiste, anticoloniale et antisioniste pour la souveraineté des peuples
Dans ce contexte de crise, les forces du capital impérialiste multiplient leur offensive contre les peuples, travailleurs et travailleuses. C’est pourquoi ils concentrent leur offensive sur les ressources naturelles, telles que le pétrole, la terre, les ressources minérales, l’eau et la biodiversité.
Pour cela, ils font appel à toutes les formes politiques et idéologiques disponibles, résumées dans ce qu’on appelle la stratégie de guerre hybride, intensifiant les attaques coloniales (et sionistes en ce qui concerne le monde arabe). Le grand capital profite largement de ces guerres. Les entreprises transnationales suivent les chars en prenant possession de territoires pour extraire des matières premières et forçant les gens à utiliser les biens et services produits par les entreprises transnationales elles-mêmes. Les bases militaires des puissances impérialistes sont installées dans des lieux géostratégiques afin de maintenir le pouvoir des sociétés transnationales et de la classe dominante.
Nous devons lutter pour l’autodétermination, souveraineté et indépendance de nos peuples dans la construction de leur propre destin et protéger nos régions en tant que lieux de paix, sans l’intervention des forces impérialistes des États-Unis et des instruments multilatéraux de guerre, tels que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Lutte pour un féminisme populaire et de classe
Le féminisme anticapitaliste dénonce le fait que les pratiques patriarcales ne sont pas seulement culturelles ou idéologiques, mais font partie du fondement structurel du système actuel qui nécessite des inégalités de classe, de genre et de race pour obtenir des bénéfices économiques. L´alliance entre capitalisme et patriarcat a été fondamentale pour le développement d´un système qui rend invisible la reproduction même de la vie qui est son fondement. Nous luttons pour un monde qui remette la vie au centre, partant de l’interdépendance de l’être humain et de ses vulnérabilités, pour la durabilité de la vie et la coresponsabilité de l’attention portée à l’homme avec l’État.
Nous mettons en exergue le fait que dans ce but, un modèle familial hétérosexuel et hétéro normatif ait été imposé ce qui empêche les gens de vivre librement leur sexualité et leur identité de genre. Changer cet ordre symbolique et idéologique qui est à la base de l’image d’infériorité des femmes et de la supériorité des hommes est également au cœur de notre lutte. Le combat féministe a proposé un nouveau concept qui reconnaisse la contribution des femmes à la société dans son ensemble et exige des changements pour une société de liberté, d’égalité et de diversité.
Les inégalités entre femmes et hommes s’expriment par le biais d’une réalité matérielle pleine de violence sexiste (homicides, violence de genre, violence sexuelle, violence institutionnelle), manque de droits (sexuels et reproductifs, accès à la propriété, éducation) et précarité économique (double exploitation, lacunes au niveau du droit du travail des femmes, féminisation de la pauvreté, emplois non rémunérés). Notre lutte c’est aussi la lutte contre toute violence sexiste et contre l’exploitation des femmes.
Le combat contre le système patriarcal et pour une société égalitaire est un combat de premier ordre pour construire nos projets émancipateurs. Actuellement, une nouvelle vague de mobilisations déferle sur le monde ; c’est la vague féministe menée par des millions de femmes : l’une des luttes les plus dynamiques, massives et les mieux coordonnées au niveau international.
Lutte antiraciste et contre la discrimination raciale
Nous affirmons que le développement du capitalisme repose sur la suprématie blanche et le racisme en tant que principes permettant d’imposer et de justifier sa domination et son oppression, l’accumulation du capital et la division de la classe ouvrière. La lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance est une composante fondamentale de notre combat contre le capitalisme et pour l’internationalisme. C’est une condition préalable à l’unité de la classe ouvrière.
Nous réaffirmons et défendons le droit de tout peuple à avoir ses terres, ses territoires, sa langue, sa religion, de cultiver et de développer sa conception du monde, son identité, sa culture, ses systèmes productifs et son autonomie sociale et politique.
Nous reconnaissons que le respect de la dignité, des droits et de la diversité des peuples, des cultures et des populations est fondamental pour construire la solidarité entre les peuples. Nous luttons contre toute manifestation de racisme, de xénophobie, de discrimination nationale ou ethnique, culturelle ou de couleur de peau.
La nature de l´État bourgeois et son échec
Le modèle d’État, organisé depuis la consolidation du capitalisme industriel et des États Nations, est obsolète, il ne fonctionne plus. Les trois pouvoirs indépendants qui avaient été proposés, l’exécutif, le législatif et le judiciaire, tombent à terre, vaincus par le pouvoir économique transnational. La légitimité du système démocratique se fondait sur l’idée que le vote de chaque citoyen pourrait diriger et même changer le cours des décisions sur la façon de gouverner l’État. Ce n’est plus le cas maintenant. L’État a été pris d’assaut par le grand capital et sa base financière et internationale. Et c’est pourquoi l’État ne s’occupe plus que des intérêts du capital, garantissant sa reproduction et son accumulation au détriment et au sacrifice des problèmes fondamentaux du peuple auxquels il n’apporte plus de solution.
De ce fait, nous devons débattre et proposer de nouvelles formes de fonctionnement et d’organisation de l’Etat pour qu’il vienne réellement représenter les intérêts du peuple, des majorités de fait et agir dans le contrôle et la réglementation des profits des capitalistes. Dans chaque pays, les forces populaires doivent formuler des propositions portant sur de nouvelles formes de fonctionnement de l’Etat.
Lutte pour une nouvelle démocratie populaire
Les États républicains et les démocraties libérales qui ont émergé après la Révolution française et qui se sont consolidés tout au long du XXème siècle sont en panne, tout comme leurs institutions. Aujourd’hui, le pouvoir économique, agencé avec le pouvoir judiciaire et les médias, a fait en sorte que l’espace institutionnel libéral devienne un instrument à son service. Les médias contrôlés par les entreprises façonnent et manipulent l’opinion populaire, éludant la raison et les faits. La démagogie éclipse la démocratie. Le vote des peuples, lorsqu’il opte pour des projets populaires ou alternatifs au capitalisme, n’est pas respecté. Mais quand les projets d’extrême droite sont victorieux dans les urnes, la démocratie devient leur étendard principal. La démocratie qui dans beaucoup de pays a été conquise grâce à la force de nos luttes, doit actuellement transcender les limites des institutions libérales républicaines pour résoudre les problèmes structuraux.
La démocratie aujourd’hui n’est pas un mécanisme pour changer et résoudre des problèmes structuraux. Nous devons dénoncer le fonctionnement de ces démocraties collapsées et avancer dans la construction de démocraties populaires. Nous devons construire de nouvelles propositions de participation populaire à la politique, avec de nouvelles plateformes construites par le dialogue et le débat autour de la raison et non de la peur, de l’espoir et non de la haine. Nous devons avoir des formes concrètes de participation du peuple dans tous les espaces du pouvoir politique de la société, que ce soit au niveau de l’exécutif, du législatif ou du judiciaire. Le pouvoir n’a de légitimité que si la majorité du peuple participe à ses instances.
Lutte pour la défense des ressources naturelles en tant que biens communs
La crise internationale a renforcé l’offensive du pouvoir économique qui se vaut de l’appropriation et de l’exploitation des ressources naturelles pour maintenir ses taux de profit, qui expulse les habitants des terres qui abritent de précieuses ressources et exploite la nature au-delà de toute limite rationnelle. Les guerres pour le pétrole et les terres forestières, les guerres pour les minerais de terres rares, celles pour l’usurpation des sources d’eau sont l’un des fronts de nos batailles actuelles.
L’agression du capital contre les ressources naturelles est la cause de la crise environnementale que nous traversons, qui entraîne comme conséquence des crimes environnementaux, des changements climatiques, une pénurie d’eau et de terres, mettant en danger la vie en mer et sur toute la planète. Ces crises affectent disproportionnellement les personnes les plus pauvres et vulnérables. La biodiversité détruite par les intérêts capitalistes laisse les peuples autochtones plus vulnérables à la dégradation de leur environnement naturel.
Nous devons défendre la souveraineté nationale de nos peuples contre les attaques des sociétés transnationales. Nous devons défendre notre biodiversité, notre terre et notre eau contre l’application destructrice du capitalisme. Les biens de la nature doivent être exploités en harmonie avec la reproduction de l’écosystème et au service des nécessités du peuple. Pour cela, l’Etat doit exercer son contrôle, fort de la participation populaire, participation de ceux qui vivent sur ces territoires.
Lutte pour une réforme agraire populaire
Partout dans le monde, deux modèles de production agricole s’affrontent dans une lutte permanente. D’un côté, le modèle du capital et de son agrobusiness, qui impose de grandes propriétés rurales, l’usage intensif de pesticides, de produits agrochimiques, la mécanisation doublée de la monoculture débouchant sur l’expulsion de main-d’œuvre. D’autre part, le modèle de souveraineté alimentaire, qui priorise l’organisation de la production pour produire des aliments (et pas seulement des produits primaires/ commodités), avec des terres pour les paysans/paysannes, dans le respect des biens de la nature et de la biodiversité. C’est pourquoi nous défendons un nouveau type de réforme agraire, celle qui pourra assurer la terre et le travail à tous ceux qui veulent vivre à la campagne. Qui ait la terre pour priorité, en tant que fonction sociale, la production d’aliments sains pour tous, l’adoption de l’agroécologie comme un nouveau paradigme garantissant une production en équilibre avec la nature. Simultanément, nous devons organiser les agro-industries sous la forme de coopératives et créer des emplois pour les jeunes, d’autres professions y étant également encouragées. De plus, nous devons mettre en valeur l’éducation et la culture pour qu’elles soient présentes dans toutes les communautés rurales. Défendre notre alimentation, notre gastronomie locale et notre souveraineté alimentaire, voilà bien des principes qui sont à l’actif de tous les peuples. Dans chaque pays, nous avons le droit et le devoir de produire toute la nourriture nécessaire à la survie de sa population. Finalement, le commerce agricole international ne peut se développer sur la base de produits primaires, contrôlés par quelques sociétés transnationales, mais doit être basé sur un échange équitable des excédents produits dans chaque pays.
Lutte pour le contrôle et étatisation du système financier, des paradis fiscaux et les sociétés transnationales
Nous vivons à une époque historique où le capitalisme est dominé par le capital financier et les grandes multinationales, qui contrôlent la production et le commerce mondial. D’autre part, nos peuples sont soumis à une dette illégale, illégitime et impayable qui ignore des siècles de saccages et expropriations. Moins de 500 entreprises / banques dominent la plus grande partie de la production, du commerce et des dépôts bancaires. Mais, en ce faisant, elles ne créent pas d’emplois ni, en finale, de bien-être pour la population. C’est la raison pour laquelle, nous défendons des mesures transitoires pour lutter contre l’oligopole, la concentration des richesses et du pouvoir économique transnational : l’étatisation de tout le système financier ; la défense d’une nouvelle monnaie internationale contrôlée par tous les pays à la place du dollar ou de l’euro.
Nous défendons la fermeture de tous les paradis fiscaux et l’effacement de la dette externe des pays du Sud Global, ainsi que le contrôle du capital fictif. Les économies existantes sous forme de numéraire dans nos pays doivent être investies dans la production de biens afin de répondre aux besoins du peuple dans son intégralité.
Lutte pour le droit au travail pour tous, avec des droits du travail et des salaires décents
Nous défendons que tout travailleur et travailleuse ait le droit au travail, à un salaire décent et à des droits sociaux capables d’assurer sa santé, ses vacances et l’avenir de sa famille. Les tâches ménagères et les soins pèsent sur la vie des femmes, ils deviennent invisibles et sont passés sous silence au sein de la logique patriarcale d’organisation de la vie centrée dans la concentration du capital. Nous devons remettre la vie et les soins accordés aux humains au cœur de notre action.
Nous défendons le développement de la solidarité entre tous/toutes les travailleurs et travailleuses du monde, comme mode de vie et de lutte essentiels contre les exploiteurs qui sont désormais internationaux. Jamais auparavant ce slogan n’a autant été d’actualité: « Travailleurs du monde, unissez-vous! »
Lutte pour les droits sociaux et les droits de l’Homme
L’offensive du pouvoir économique concentré en oligopoles oblige les États à orienter leurs investissements vers le paiement des intérêts et dans des projets qui n’intéressent que le capital. C’est dans l’objectif de le consolider que les gouvernements contrôlent au rabais les politiques publiques négligeant la promotion des droits sociaux et du travail. La conséquence est que, dans la plupart des pays du monde, les services publics liés à la santé, à l’éducation, aux soins des personnes handicapées, etc. se sont vus réduits . Il y a une tendance à privatiser les services publics pour les transformer en marchandises. En conséquence, nombreux sont les droits qui se transforment en marchandise et ne sont accessibles que par ceux qui ont de l’argent.
Nous défendons que chacun, dans chaque pays du monde, ait le droit au travail, au logement, à la terre, à un salaire décent, à l’alimentation, à la culture et aux loisirs, à la santé et à l’éducation en tant que droits universels de chaque être humain.
Lutte pour le droit à l’éducation et à la souveraineté de la connaissance
Le savoir est un patrimoine de l’humanité et devient de plus en plus une condition de liberté et de dignité humaines. Le chemin pour démocratiser l’accès et la production de connaissance ne peut se limiter au Nord global. Nous, les peuples, devons défendre la souveraineté scientifique et technologique. Ainsi, nous défendons que toutes les personnes, indépendamment de leur âge ou condition sociale, aient le droit d’accéder à l’éducation publique et gratuite. Mais nous devons créer également une éducation critique, qui ne reproduise pas un schéma colonial, eurocentrique, raciste, élitiste et patriarcal. L’éducation doit incorporer et respecter les savoirs populaires, la culture populaire, l’histoire des vaincus et des vaincues. Sans un changement dans le paradigme de pensée, l’éducation continuera de reproduire les matrices culturelles de domination et d’oppression.
La transformation sociale nécessite que nous repensions l’éducation pour qu’elle ne soit pas au service du capital, formant des personnes «dociles» aux valeurs néolibérales, dont les compétences sont au service du marché et où les sciences humaines, les arts et la philosophie n’ont pas de place. Nous insistons sur une éducation centrée sur l’émancipation, sur des valeurs démocratiques et égalitaires. L’éducation doit offrir des compétences, mais aussi lutter contre la haine, le racisme, la xénophobie et le machisme. Nous devons donc construire un système éducatif public et universel doté de ressources matérielles et humaines suffisantes.
Pour les droits des personnes LGBT
La diversité sexuelle et de genre est une réalité dans tous les pays et toutes les sociétés, elle est partie intégrante de la nature humaine. C’est pourquoi nous défendons le droit à l’autodétermination des personnes et des populations LGBTI et nous devons lutter contre la discrimination sociale, dénoncer la violence, l’intolérance et l’exclusion dont ils souffrent.
À ce but, la rupture avec le modèle patriarcal et hétéronormatif qui considère la sexualité et la famille hétérosexuelle comme étant un modèle unique à suivre, s’insère dans la lutte pour faire disparaître les piliers de l’exploitation-domination de la société d’aujourd’hui.
Lutte pour les droits des migrants, des réfugiés, des populations des diasporas, des peuples autochtones et de tous ceux qui sont particulièrement vulnérables dans nos sociétés
La crise du capitalisme et de l’humanité a déclenché un exode de dizaines de millions de personnes ayant quitté leurs foyers et leurs familles. Ils fuient la guerre et la faim vers l’espoir d’une vie meilleure. Certains sont emportés par le rêve du bonheur «occidental», désireux d’aller en Europe ou en Amérique du Nord. Alors que ces pays se présentent comme supérieurs aux autres, ils renforcent les barrières pour empêcher les personnes déplacées d’entrer – un mur à la frontière américano-mexicaine, un ensemble de postes militaires dans la région du Sahel, en Afrique, par exemple. Dans ces pays, la xénophobie est encouragée contre les migrants/es et les réfugiés/eés, qui sont faussement accusés des problèmes liés à l’inégalité, le chômage et la faim. Dans les sociétés du monde entier, des formes de hiérarchie – contre les Afro-descendants en Amérique ou contre les dalits en Asie du Sud – accablent l’âme humaine.
Nous défendons le droit de tous les peuples d’avoir leur territoire, leur langue, leur religion, de cultiver leur culture et leur autonomie sociale et politique. Nous luttons contre toute discrimination ethnique, liée à la couleur de la peau ou culturelle. Nous nous battons également pour le droit à la libre circulation, pour le droit des personnes à migrer et à chercher refuge dans des conditions dignes.
Lutte pour la liberté de tous les prisonniers politiques dans le monde
Tout au long de l’histoire du capitalisme, depuis son développement au XIIIème siècle jusqu’à aujourd’hui, les classes dirigeantes, les riches, ont toujours utilisé la répression, la persécution comme moyen de dominer les exploités/ées, d’empêcher leur organisation, de persécuter leurs dirigeants et de maintenir ainsi leur domination. Historiquement, ils ont utilisé des milices privées ou le pouvoir de l’Etat bourgeois à leur service.
Actuellement, les classes dirigeantes utilisent également la justice et les médias pour persécuter et démoraliser tous ceux qui luttent pour la justice sociale. Pour cette raison, dans la plupart des pays où il y a des luttes populaires jouissant d’un historique d’organisation populaire, de nombreux dirigeants subissent des persécutions, des meurtres et des emprisonnements.
Nous défendons la liberté immédiate de tous/toutes les prisonniers/prisonnières politiques dans n’importe quel pays du monde. À la lumière de ce contexte difficile, nous nous engageons à accroître la visibilité de l’agression de la classe dirigeante contre les dirigeants/tes et les militants du peuple. En ce sens, la nécessité de construire des campagnes mondiales pour mettre en évidence cette oppression font partie de la lutte anticapitaliste pour la démocratie populaire.
Les espaces de lutte institutionnels
Les espaces institutionnels occupés par les gouvernements locaux et nationaux peuvent être importants pour améliorer les conditions de vie de la population et affronter la classe capitaliste sur ce terrain. A condition qu’ils contribuent à rassembler et à accumuler les forces populaires en vue des changements structurels dans la société. Nous pouvons et devons nouer des alliances avec des partis et des forces qui occupent des pouvoirs institutionnels, tout en maintenant notre autonomie programmatique et notre indépendance politique. Il ne faut pas oublier que les changements structurels et anticapitalistes dépendent fondamentalement de la capacité d’organisation et de mobilisation des masses, de tout le peuple.
Nous sommes engagés dans une articulation entre les forces populaires et les forces politiques qui viendra renforcer notre capacité à disputer un projet de gauche capable de construire une société sans oppression.
Lutte contre le fondamentalisme, le sectarisme et l’intolérance religieuse
Le fondamentalisme et l’intolérance religieuse sont des instruments de division et d’assujettissement de notre peuple. Ces idéologies viennent insérer de la rigidité au cœur de nos sociétés. Elles nous divisent et nous envoient vers des guerres civiles de tous genres. Ces formes ne sont pas uniquement ancrées dans quelques pays en particulier. Elles font partie de mouvements idéologiques réactionnaires internationaux, de droite, réactionnaires qui se posent contre tout changement socio-économique et sont stimulés par les classes dominantes, comme un instrument efficace dans le maintien de leurs privilèges.
Nous devons lutter contre toutes les discriminations et intolérances existantes et contre les fondamentalismes religieux. Nous devons exercer une lutte idéologique permanente pour que soient construites des sociétés basées sur l’égalité sociale, la dignité et la justice.
